Shoguns et daimyôs : les grands domaines féodaux
Lorsqu'on regarde le Japon de l'époque Edo notre vision se concentre surtout sur les shoguns et l'immensité de leur ville d'Edo. En dehors de la capitale le reste du Japon apparaît comme un ensemble flou de domaines féodaux d'où émergent à peine quelques routes et Kyôto, la ville endormie de l'empereur. Notre vision d'un régime féodal figé pendant plus de deux siècles ne correspond pas forcément à la pluralité de ses nombreux domaines, chacun avec son indentité et son dynamisme, et à ses rapports complexes avec le shogunat.